Une lettre de poilu retrouvée et remise à ses descendants

Ce Côte-d’Orien s’est retrouvé, malgré lui, au milieu d’une recherche généalogique lancée par le commissariat de police de Marseille. Hier matin, Stéphane Drouhot a reçu un fac-similé d’une lettre écrite par son arrière-grand-oncle en 1915, juste avant de mourir au front durant la guerre 1914-1918.

 

Fin janvier, au cours d’une perquisition, les enquêteurs de la sécurité publique de Marseille découvrent une lettre d’un soldat de 24 ans écrite juste avant qu’il parte sur une zone de combat. Cet homme, Jean Soulagnes, demande, par écrit, à un ami de prévenir sa fiancée et ses parents dans le cas où il ne reviendrait pas du front. Cette lettre est datée du 27 mai 1915. Jean Soulagnes décèdera quelques jours plus tard, le 8 juin, lors de la bataille d’Hébuterne, dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Cette lettre a ému les enquêteurs de la police de Marseille. « Nous avons décidé de lancer une enquête participative sur Twitter. En 48 heures, grâce à des passionnés de généalogie, nous avons réussi à retrouver les descendants directs de Jean Soulagnes », explique le commissariat de police de Marseille. Il s’agit donc de Stéphane Drouhot, arrière-petit-neveu du poilu. Ce cadre de la SNCF de 48 ans, résidant à Venarey-Les Laumes, est venu, hier matin, à Marseille, pour recevoir un fac-similé de la lettre et participer à une cérémonie devant le monument aux morts où le nom de Jean Soulagnes est inscrit, dans le 11e arrondissement de Marseille.

 

Il a été très ému de recevoir ce document. « Il a eu le courage inouï d’écrire cette lettre sans découragement, avec abnégation, avant de monter au front. » Lui-même est passionné de généalogie. Il connaissait l’existence de cet arrière-grand-oncle et a mené de nombreuses recherches pour retrouver les traces de cette famille.

 

Source : L'Est Républicain