Quatre cents personnes pour un 300e anniversaire

Une réunion de famille peu banale s’est déroulée dans la ferme Sesmat, place des Moines. 400 personnes venues de toute la France, d’Europe et même des Etats- Unis ont célébré l’anniversaire de mariage de leurs aïeux.

 

Ce n’est pas un conte, cela ne commence pas par « Il était une fois ». C’est une histoire vraie qui débute il y a 300 ans, le 25 janvier 1718, en l’église de Dieulouard, lorsque Jean Cesmat, à l’époque avec un C, épousait Marie Gagneur. Ce jour-là, il faisait très froid, le vin gelait dans les verres. 300 ans après il faisait très beau pour les retrouvailles de tous les descendants de cette belle lignée.

 

Il y a deux ans Pierre Sesmat, l’historien de la famille, a lancé l’idée de cette rencontre : toute une organisation préparée depuis huit mois par un « comité », six responsables par lignée et au moins cinq réunions. Pour que cette belle journée se passe sous les meilleurs auspices, certains se sont occupés de préparer la ferme, d’autres ont décoré et un traiteur a servi tous les repas.

 

Joie et plaisir devant un arbre généalogique de 23 m et 1 m de haut, où chacun a pu retrouver ses ancêtres. Les professions les plus courantes, agriculteurs et ingénieurs, le top 3 des prénoms, Marie, Nicolas et François. Une branche est partie vivre en Algérie, une autre aux Etats-Unis. Même les plus belles espérances de Jean et de Marie ne pouvaient leur laisser entrevoir que 300 ans plus tard leur union serait toujours présente et survivrait dans les quelque 1 280 membres vivants présents sur l’arbre généalogique dont ils sont le tronc. Le petit dernier vient de naître il y a quelques semaines !

 

La légende familiale dit que Jean venait de Savoie. Une cousine américaine, Yvette Longstaff, a effectué de longues recherches obstinées et a découvert qu’il venait de Forest-Saint-Julien, près de Gap, qu’il était protestant et « arracheur de haies ». Le 7 mai 1717, Marie acquit une maison à Dieulouard « en la rue au-dessus du château et du grand chemin ». Sans doute pensait-elle déjà à son prochain mariage ? Il eut lieu dans la commune et une trace a été retrouvée dans les registres paroissiaux. Ils auront 5 enfants entre 1719 et 1726, mais un seul survivra prénommé Jean comme son père et son grand-père. Ils resteront un couple de manouvriers, des gens dont les revenus sont assurés par leurs mains. Jean est décédé le 15 janvier 1738.

 

Source : L'Est Républicain

 


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par Thérèse MARION

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